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FELLAG Après « Djurdjurassic bled » « Un bateau pour l’Australie » « Le dernier Chameau » et la pièce « Tous les Algériens sont des mécaniciens » dont les ancrages réels ou imaginaires se situaient en Algérie, bien qu’émaillés de clins d’œil à la France, Fellag pose avec « Petits chocs des civi- lisations » ses valises et son regard sur l’Hexagone. Par une équation humoristique des grands riens et des petits touts qui sèment la zizanie entre le Sud et le Nord, la France et l’Algérie, Fellag fait chavirer les registres. L’absurde le dispute au burlesque, le politique au poétique Le propos vire vite et l’humour virevolte dans toutes les directions ! L L, de son vrai nom Raphaële Lannadère, a envoûté le monde de la chanson française de son « Initiale ». Créée par chaque musicien, chaque instrument, chaque prise de son, la magie de son premier album repose sur une alchimie qui relève autant de la sorcellerie musicale que de la féerie cinématographique. Un univers couleur crépuscule, pétri des visions et des chimères de son auteur-compositeur, où se mêlent les mirages persistants du réel et les vérités flottantes de l’irréel. Un monde dans lequel la voix et les chansons de L se glissent, flottent et se posent avec des grâces et des élégances d’oiseau de nuit, et qui sur scène fait l’effet d’un sortilège. BACH EN BALLES Dans « Le Chant des Balles », leur premier spectacle devenu mythique, Eric Bellocq et Vincent de Lavenère nous initiaient à la jonglerie musicale, osmose entre deux arts qui se confondent. Notre jongleur de sons et notre musicien de balles se retrouvent aujourd’hui pour emprunter les sentiers rarement foulés des « Suites pour luth » de Bach. Eric Bellocq les visite par doigtés subtils, figurant le goût du geste plus que parfait du compositeur allemand. La jonglerie, dans sa verticalité, tend, elle aussi, à l’élévation et entre en résonance avec cette quête de l’exploit. Cinquième spectacle de la compagnie accueilli au Théâtre À Châtillon, cette nouvelle invitation toute en balles filantes et notes pures ouvre des chemins nouveaux à la création et nous immerge dans une perfection d’écoute. «C’est du jonglage mais pas seulement, de la musique mais pas uniquement. Duo exceptionnel.» Télérama OH LES BEAUX JOURS Ensevelie jusqu’au buste dans un mamelon de sable, Winnie s’abrite de son ombrelle. À chaque nouveau jour les mêmes rituels. Elle fait l’inventaire de son sac et de ses objets familiers. Avec une innocence gracieuse, elle prie, se prépare, fredonne, se plaint, revit des souvenirs d’amour, d’exil Son ami Willie, que l’on aperçoit à peine, pousse de temps en temps quelques grognements. Dans cette pièce où le langage tient quasiment lieu de personnage, Winnie questionne le monde avec une incroyable vitalité dont l’apparente frivolité du discours est, comme l’humour, la chatoyante politesse du désespoir. Face à l’immobilité du corps, parler signifie vivre, la dernière action possible. Mais combien de temps encore Winnie pourra-t-elle tenir ainsi ? DISCUSSION AVEC L’ÉQUIPE ARTISTIQUE Vendredi 18 novembre après le spectacle Animée par Jean Delabroy (professeur de Littérature à l’Université Paris 7) ON / OFF Maîtres de la lumière et du son, deux hommes et une femme jouent avec des rouleaux de scotch blanc, fabriquant une aire de jeu dans laquelle le rapport à l’espace et la relation à l’autre composent des pistes d’investigation. Le « On » de ce labyrinthe les confronte aux espaces restreints, aux voies prédéfinies et à leurs propres limites ; le « Off », espace en contrepoint, leur permet d’être tantôt spectateur, tantôt acteur. Changement de rôles, nouvelles perspectives, parcours ludique... à eux d’en décider. «Cet essai dansé est aussi sincère dans le propos qu’illusoire dans l’impression donnée que ce soir, on improvise. Subtil ménage à trois entre amour, liberté et contrainte. «On/Off» est aussi raffiné que porteur d’un élan originel.» Danser KIDS Sarajevo. Après une guerre, au milieu des ruines, une journée de plus dans la vie des « kids ». Cinq garçons et trois filles, compagnons d’infortune, ont pour seul objectif : survivre. Kids parle de mort, de guerre, de destruction, mais aussi de l’appétit de vivre des enfants qui savent encore jouer, qui jouent malgré tout. Plus forte que la mort, la vie continue avec ses coups de gueule, ses rêves, ses amours, ses chansons, ses joies. Engageant de nouveau son équipe de jeunes comédiens associés au Centre Dramatique Régional de Tours, le metteur en scène Gilles Bouillon, dont le parcours croise une nouvelle fois le Théâtre À Châtillon, nous propose une création où la jeunesse se revendique comme un atout, où le plaisir du jeu se renouvelle sans cesse dans un doux parfum de Rock’n’ roll. DISCUSSION AVEC L’ÉQUIPE ARTISTIQUE Vendredi 16 décembre après le spectacle Animée par Jean Delabroy (professeur de Littérature à l’Université Paris 7) TÉTRALOGIE JEUDI 26 ET VENDREDI 27 JANVIER À 20H30 : «HÉCUBE» & «HÉLÈNE» JEUDI 2 ET VENDREDI 3 FÉVRIER À 20H30: «ORESTE» & «LE CYCLOPE» LES SAMEDIS À 15H30 : INTÉGRALE - TARIF TÉTRALOGIE LES DIMANCHES À 13H : INTÉGRALE - TARIF TÉTRALOGIE Les vieux Grecs ne sont pas ce qu’on croit. Et si on revient toujours à leur théâtre, c’est parce qu’ils y ont tout dit, tout fait. Recréer une fête populaire pour les yeux, les oreilles, pour le coeur, l’intelligence : tel est le défi de cette tétralogie qui propose un parcours inédit dans la durée de l’expérience de ce qu’était, tout simplement, le théâtre au temps des Grecs. Parmi les 18 pièces sauvegardées d’Euripide, le dernier, le plus baroque, le plus fou des grands «Tragiques», quatre ont été sélectionnées pour mener à bien ce dessein festif : «Hécube», «Hélène», «Oreste» et «Le Cyclope». RÉPÉTITION PUBLIQUE ET DISCUSSION AVEC L’ÉQUIPE ARTISTIQUE Vendredi 13 janvier à 20h30 Animé par Jean Delabroy (professeur de Littérature à l’Université Paris 7) TABLE RONDE EN PRÉSENCE DE JOURNALISTES DE CRITIQUE THÉÂTRALE Vendredi 26 janvier après la représentation LIGNES DE CORDES Rencontre ludique entre cordes vocales et cordes verticales, librement inspirée de l’histoire d’Ariane, de Thésée et du Minotaure, cette pièce chorégraphique est composée pour deux danseurs et une chanteuse-musicienne. Évoluant dans les méandres de l’espace comme s’ils traversaient un labyrinthe, les interprètes donnent corps à une méditation contemporaine sur le rapport masculin / féminin, tandis que la voix entre en résonance avec la vibration des cordes. RENCONTRE «CAFÉ PSYCHANALYSE » QU’EN EST-IL AUJOURD’HUI DU RAPPORT MASCULIN / FÉMININ? Samedi 11 février après le spectacle LA SUBLIME REVANCHE En 1973, un groupe de jeunes danseuses de différents cabarets parisiens fondait un syndicat aux ambitions manifestement féministes. Ce projet eut pour conséquence le licenciement de chacune d’elles. Un an plus tard, celles-ci montèrent leur propre revue. Elles firent scandale et salle comble durant trois mois. « La sublime Revanche » en est la reconstitution. De ce fait divers - réalité ou fiction ? - surgit le prétexte à parer de plumes et de strass ces huit reines d’un soir, non rompues aux disciplines du music-hall. Plein feu sur le music-hall et sa féerie kitsch, une revue toute en frous-frous, trucs en plumes et jambes levées en cadence, où l’esprit des Marx Brothers, ou plutôt des Marx Sisters, mène la danse. ARTHUR H « Tout de même c’est une aventure, c’est un labyrinthe, une exploration que de faire un disque. Attraper un nuage, c’est à peu près le programme. Capturer une licorne, faire voler un tapis volant, c’est sûrement plus facile. Toutefois, la musique arrive, elle apparaît à son propre rythme. Parfois vive, gracieuse, belle, fraîche. Parfois, c’est comme être assiégé dans une forteresse perdue dans le désert et apercevoir un nuage de poussière au loin. Ce disque est une tentative d’hymne à l’amour, à la sensualité, un disque fait pour donner envie de faire l’amour, et j’espère que ça marchera. » Arthur H - juin 2011 Nous, on parie que oui... et nous avons hâte de retrouver l’artiste sur scène, là où il sait si bien révéler l’ampleur de son talent. MOZART ET SALIERI «Lui, de l’ordinaire il créait des légendes et moi, des légendes, je faisais de l’ordinaire» Salieri aurait-il empoisonné Mozart ? On dit qu’il s’en est accusé à la fin de sa vie. Si la rumeur est fausse, elle n’en a pas moins inspiré de nombreux artistes Du poète russe Alexandre Pouchkine au cinéaste Milos Forman, en passant par le compositeur Rimsky-Korsakov et l’auteur Peter Shaffer. S’inspirant de ces créations passées et du postulat du vieux Salieri hanté par le souvenir de Mozart, la compagnie Orphée Théâtre(s) tend un fil entre le XVIIIe et le XXIe siècle. Musique, théâtre et chant s’entremêlent dans cette pièce qui interroge le spectateur contemporain sur l’envie, la jalousie, la création, la foi, le sentiment d’injustice, l’ambition et l’intégrité. DISCUSSION AVEC L’ÉQUIPE ARTISTIQUE Après le spectacle Animée par Jean Delabroy (professeur de Littérature à l’Université Paris 7) DA / FORT SAMEDI 31 MARS À 17H30 ET 20H30 / DIMANCHE 1ER AVRIL À 15H ET 18H/ LUNDI 2 AVRIL À 13H30 ET 15H15 / MERCREDI 4 AVRIL À 15H ET 18H30 / JEUDI 5 AVRIL À 13H30 ET 15H15 / VENDREDI 6 AVRIL À 19H ET 21H Il y a beaucoup de portes et de petits volets, mais pas beaucoup d’espace . Entrez dans ce camion à mystères pour une expérience d’une grande intimité. Entre tours de passe-passe et d’acrobaties, un couple se cherche, se trouve, s’enlace, danse sur les murs et finit à l’envers ou perché dans un coin. Entre les quatre murs de cette boîte à merveilles, exiguë et bourrée de trappes, tous les aspects du quotidien confiné de cet étrange couple seront révélés ! EMBRACE embrace : enlacer, contenir, comprendre. Sur scène, une relation sensible et variable de deux hommes face à face. Au lien charnel et émotif des corps se confronte et se nourrit l’écriture plus synthétique, essentielle, structurelle de la poésie. La voix et la musique syncopées, mesurées, palpitantes, scandées, réagissent à l’endurance, la fluctuation, la répétition et l’union des corps mouvants. Ensemble, elles développent une partition fragmentée, de laquelle émerge une tension teintée de pulsations, respirations, cadences et émotions chorégraphiques, nous invitant à la réflexion sur l’existence de soi à travers l’autre. SALOMÉ C’est beau et sombre comme un chapitre de l’apocalypse P. Loti « Salomé » fait partie des rares textes écrits en français par un écrivain anglophone. C’est un météore dans l’œuvre théâtrale de Wilde, l’une des pièces les plus représentatives du mouvement décadent avec ses intentions parodiques, ses hommages et ses grincements de dents. Les thématiques sont universelles et intemporelles : la tentation, la foi, la loi. Dans un déferlement verbal empreint d’exotisme et de sonorités baroques, Wilde fait chanter à ses personnages désir, démence et haine, dans l’harmonie comme dans la dissonance. Jérémie Le Louët explore la poésie précieuse, le sarcasme fiévreux, le lyrisme incandescent de cette pièce pour sans cesse interroger l’art de l’acteur. « Salomé électrise la scène théâtrale. “La fille tragique de la passion” décapite la tête du public et emporte notre adhésion. Loin de nous livrer des réponses sur cet ovni théâtral d’Oscar Wilde, le metteur en scène entretient son myst ère dans une version superbe et diablement “décadente”. » Les Trois Coups RENCONTRE «CAFÉ PSYCHANALYSE» LA TENTATION, LA FOI, LA LOI Après le spectacle
et Dana Schmidt
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